L’art fait aimer la vie. La réciproque est moins évidente. Même si elle existe. L’agitation qui nous gagne en entrant au Louvre, pour ne citer que le plus blindé de nos coffres-forts, vaut la grâce qui opère sur le bigot en prière.

L’art et la religion ne sont pas sans rapports mutuels. Et ça vaut pour n’importe quelle religion. Le trouble que ces alcools suscitent en nous, est en mesure de brouiller bien plus que de raison. Ça s’est vu.

Si, la délicatesse d’une vierge de Giotto ou d’une persane du XVIe, saura se satisfaire des sens que la nature nous a fourgué au nombre de cinq, les marchands du temple, eux, chercheront toujours à émettre sur un 6e canal.

Même s’agissant d’un faussaire, en matière d’art, l’interprète n’a pas pour objectif de détruire. Il plagie, il pompe, il arnaque, il bricole – et le fait parfois plutôt bien – mais au final, il ne fait physiquement mal à personne.

Le faux prophète lui, c’est tout le contraire. Le funeste l’inspire. Chez ce larron des prétoires, l’absence d’imagination n’est pas un discrédit, c’est pour lui une marque de fabrique.

Et si la fraternité demeure l’égérie du sensible, mise entre les mains d’un frustrada du slip, comme en comptent les légions de Dieu, elle devient l’inspiratrice d’un viol collectif.

Réalité des plus déprimantes.

Quand à Bâmiyân une bande d’excités fait sauter des bouddhas, c’est en vertu d’un pseudo principe d’interdiction qu’elle le fait. Un fondement qui en réalité n’existe que dans son cerveau malade.

Sûr que s’ils avaient su lire, ces frustes auraient captés que le texte coranique représente à lui seul la matérialité de la présence divine chez un bon musulman. C’est donc faire peu de cas de l’islam que d’agir comme l’ont fait ces faux mahométans, mais authentiques connards.

Que dire encore, de cette tribu mille fois martyr, qui une fois libérée de la tutelle de l’histoire, n’aura saisi pour toute leçon que d’aller nier à un autre ce droit à l’existence qu’elle a eu tant de mal à acquérir ? Cela, au motif dit-elle, d’une légitimité puisée dans un statut perdu lors de son annexion par… l’empire romain !

Ah Einstein… que ta théorie de la relativité n’ait été publiée plus tôt ! Sûr qu’alors, en s’enculant mutuellement, israéliens et palestiniens ne chercheraient plus qu’a se faire plaisir sans se soucier de qui sera elle au moment du coït.

C’est une réalité, contrairement à ce qui se fait chez le griveton de Dieu, le désir de dominer l’autre n’a pas cours chez le poète. Le langage dont il use est paisible. Un code qui se décline en vers et jamais contre tous. Et s’il lui arrive parfois de se montrer complexe, il ne présente pas de danger pour ses pairs.

Sur l’empreinte laissée par ce rêveur, on jette un œil. On la balaye en surface puis on la fouille en profondeur. On focalise sur ses détails dans l’espoir de trouver un indice qui viendra justifier que l’œuvre nous appartient aussi. Et ça ne loupe jamais, l’artiste devient notre complice. Son travail est l’alibi qui nous permet d’y croire encore.

Grâce à ça on se sent plus humain, ce qui en soit, est une bonne chose…

– Mais dis moi l’ami… à quoi diable, Dieu joue t-Il ?

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Rédigé par Moussa Dazi

Ecrire bien le médiocre… (Flaubert)

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