BLOG A PART

La normalité de mon parcours a eu du bon. Elle m’a rendu étanche aux statistiques, Du moins au début. Adolescent, cela m’a permis de vivre ma schizophrénie en toute liberté. Un luxe quand j’y repense !

J’ai grandi à Cachan, coincé entre la nationale 20 et le Sud de Paris. Un coin tranquille au milieu de pas grand chose. Et c’est vrai qu’on se trouve toujours au sud de quelque part.

J’y ai fait mes classes, primaires et d’autres plus rudimentaires. C’était avant la Sorbonne.

Les choses se déroulent rarement selon vos plans. Pour finir, un passage à l’école des Beaux-Arts m’a convaincu, qu’il était temps de me confronter au dur. Des débuts dans la vie active fait sans élan, presque pépère.

Cette première expérience du chagrin a eu pour décors, la rédaction du magazine Paris Loisirs. En réalité une ambition plus qu’un titre de presse.

L’idiot international nous faisait alors la charité d’un coin de son atelier. On y a installé nos bureaux… de là à y voir un signe quant à la suite de ma carrière ?

L’art de la photocomposition jouait les prolongations et le journalisme n’était pas encore en solde. Jean-Edern Hallier n’avait pas encore disparu dans des circonstances qui restent à éclaircir…

Puis, sans même que je m’en rende compte, je suis devenu éditeur pour instances représentatives du personnel. Ca ne s’invente pas.

Le genre de discipline que l’on découvre, comme Alexandre Fleming sa Pénicilline ou Christophe Colomb son Amérique, par accident ou par hasard.

Le monde où je posais les pieds, m’a contraint à beaucoup d’audace également. De l’impro en tous genres, très vite, salto et grands écarts n’eurent plus de secrets pour moi. Pas sans risque et encore moins du genre a garantir une carrière sur le long terme.

Au final, la blague m’a mener au-delà de ce que j’étais en mesure d’imaginer.

Je ne me suis pas contenté d’une petite immersion. J’ai croisé au large. Loin des bibliothèques et de l’image nobiliaire où se complait l’ami des livres.

Une période baroque, intense à tous les étages ou j’ai vu se fondre dans une partouze improbable, l’économie sociale, les beaux-arts et les revendications ouvrières ! De ces attelages pas confortables, qui ont quand même le mérite de vous initier comme nulle autre aux joies de l’inconnu.

C’est là qu’est née l’idée de ces « Chroniques du fond de la classe ».

Le moyen que j’ai trouvé pour compenser ce hiatus qui, en dépit de son caractère prégnant dans la presse, veut que le profil d’un banlieusard ne soit jamais abordé de façon non dogmatique.

En tant qu’ex sujet de la (petite) Couronne, je profite donc de cette tribune que je m’octroie pour retirer les cailloux qui traînent ici et là, dans mes chaussures. Scrupules, que j’invite le lecteur a faire siens. Un héritage collectif que ne renieraient ni le petit Poucet, ni cet autre frondeur de l’antique.

Relayer ma prose si le cœur vous en dit. J’ai gardé de ces fables noircis au kilomètre pour le compte des comités d’entreprise, le goût d’une écriture putassière.

Amicalement vôtre,

Moussa Dazi.

 

 

Crédit photo : © Je ne sais pas grand chose de l’auteur de ce cliché, sinon que ce n’est pas moi.

(2 commentaires)

  1. T’es affûté mon Coco ! Go on, le blog c’est « vazymoussa ». A plus. Bravo ! Marco.

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